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D’une courbe à l’autre : portrait chinois de Robin Godde

Robin Godde, D`un bout à l’autre, 2014, Ausstellungsansicht Kunsthaus Baselland. Foto de l’artiste

Robin Godde, D`un bout à l’autre, 2014, Ausstellungsansicht Kunsthaus Baselland. Foto de l’artiste

« Un seul matériau, mais une grande variation de formes, de courbes et de lignes droites, cela est l’essence de mon œuvre ».
Entre le 29 novembre et le 4 janvier, la galerie Kunsthaus Baselland de Muttenz (Suisse) abrite D’un bout à l’autre, l’installation monumentale du sculpteur français Robin Godde.
15ème exposition pour l’artiste, qui après avoir exhibé ses travaux en France, Belgique, Pays-Bas et Allemagne, débarque en Suisse.
Ines Goldbach lui a consacré une pièce entière de sa galerie, afin que son œuvre majestueuse ait l’espace qu’elle mérite.
Le défi de Robin ? La recherche d’une corrélation entre l’allure de son projet et l’espace qui l’accueille.
Le défi de CultureXchange ? Réaliser son portrait chinois.

Si tu étais :

Une matière :
« Quelque chose de très léger, peut-être de l’eau, même si elle pèse énormément. »

Un artiste :
« Un musicien, pour pouvoir vivre les concerts qui sont des moments très forts. Je serais quelqu’un comme Nosfell qui est très peu connu, mais qui arrive à réaliser ses propres projets. »

Un projet :
« Un projet qui n’aurait jamais de fin, qui serait constamment en travail. Ça pourrait être un projet de longue haleine comme une cathédrale, quelque chose de pharaonique. »

Un événement historique :
« La découverte des premières peintures rupestres dans les grottes. »

Un lieu :
« Un lieu magnifique pour son architecture ou son urbanisme. Ça pourrait être Strasbourg ou Lyon, ce que j’ai de plus proche dans l’instant. »

Une saison :
« Le printemps ou l’automne. Le printemps parce qu’on assiste à une sorte de renaissance : il y a plein de choses qui se remettent en éveil, autant à l’extérieur dans les paysages qu’à l’intérieur des êtres vivants. L’automne parce qu’il y a des couleurs très fortes avec les feuilles. C’est une saison très rapide, très furtive et très vive. »

Un animal :
« Un oiseau, pour avoir l’expérience de voler. »

Un artiste du passé :
« Un architecte égyptien parce que l’architecture égyptienne est très intéressante. Par contre, l’aspect négatif serait de réduire la population à l’esclavage… »

Un monument français :
« La passerelle Simone de Beauvoir près de la Bibliothèque François Mitterand. Elle est contemporaine et assez intéressante. Elle innove beaucoup en technique. »

Une cathédrale :
« La Sagrada Familia parce qu’elle est encore en cours de construction.»

Un style de peinture :
« L’impressionnisme, je m’y suis frotté plusieurs fois pour mes projets. En plus, c’est le début de la peinture en extérieur : le fait de sortir et d’aller voir au dehors. »

Un musée :
« Le Musée Guimet à Paris. J’ai beaucoup aimé ses belles sculptures. »

Une citation :
« Simplement complexe. »

Un signe de ponctuation :
« Trois petits points : indéterminés et on ne connaît jamais la suite… »

Une partie du corps humain :
« Le fémur qui nous permet de marcher. Les articulations sont comme des engrenages.»

Un événement artistique :
« La Biennale de sculpture de Beaufort en Belgique. »

Un jardin
« Le jardin en mouvement de Gilles Clément. »

Une période historique :
« L’avenir. Ce n’est pas une période historique puisqu’elle n’appartient pas à  l’histoire. L’homme apprend beaucoup de       l’histoire mais nous sommes indéniablement liés et ancrés dans ce qui se passe aujourd’hui et arrivera demain. Il faut donc avancer.»

Une forme géométrique
« Un cercle. Ma vision générale sur l’existence humaine et tout ce qui semble constituer notre univers apparaît inscrite dans des cycles, quelque chose qui tourne en rond, qui revient puis repart. C’est un mouvement sans fin. Le carré peut-être défini comme une forme statique, le rectangle comme une forme dynamique. Le cercle, par contre, représente la forme la plus liée au système dans lequel nous vivons : un mouvement qui se perpétue.»

Un espace :
« Peu importe lequel, tant qu’il est pourvu d’une belle lumière naturelle. Le Corbusier disait que les volumes et leurs qualités apparaissent sous la lumière. L’espace se comporte de la même manière. Un homme ne se lève le matin que parce qu’il a une lumière. Il se lève et va dans l’espace. »

Une partie D’un bout à l’autre
« Où il y a le plus de fer à béton. Cette partie laisse place à une multitude de chemins, d’ouvertures et de possibilités d’aller vers. C’est l’endroit où les choses peuvent filer et se propager. C’est presque le symbole d’un certain “lâcher prise”, d’une libération du fil de fer précédemment contenu et maintenu dans un serre-câble. »

Le site de l’artiste http://www.robingodde.com/accueil.php

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